:Tu sais combien les hommes sont petits, pauvres et seuls, combien faibles et vulnérables ! Tu sais qu'il y a des larmes que personne n'éponge. Tu sais qu'il n'y a guère de tristesse plus grande que celle d'un coeur qui n'est compris de personne. Tu sais que pour certains la vie est une douleur insupportable. Sois ouvert et doux. Fais de ton mieux pour comprendre les hommes, les aider. Rentre dans leur souffrance, dans leur solitude. Descends du sommet de ta suffisance, vers la vallée des hommes seuls et qui souffrent. Sois doux et essaie de comprendre leur indicible nostalgie de bonheur dans leurs envies et désirs quelques fois insensés. Ainsi, tu seras heureux toi-même. Ainsi, dans ta propre solitude et dans ta propre faiblesse apparaîtrons de ces hommes délicieux qui t'élèvent au-dessus du train-train quotidien de la vie. Tu auras un coeur pour prendre tous les hommes dans tes bras et les embrasser. Dans la douceur ce trouve la consolation finale de tous les hommes qui vivent dans le froid de notre société glaciale, réglée par les paperasses et les ordinateurs.
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